Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

LE BLOGHISTOIREGEO DEMENAGE, RETROUVEZ MOI SUR LEBLOGHISTOIREGEO.BLOGSPOT.FR

Poilus, les ders des ders...

Publié le 11 Novembre 2007 par V.Pauthier in Côté cours 1ère

Sur les huit millions de soldats français engagés dans le conflit, il restait 4 000 survivants en 1995, 85 en 2002. Ils ne sont plus que deux aujourd'hui, à la veille de la 89e célébration de l'armistice du 11 novembre 1918. Alors qu'il était président de la République, Jacques Chirac avait souhaité que le dernier poilu français fasse l'objet d'obsèques nationales. Les deux survivants ont décliné l'honneur, souhaitant être enterrés simplement auprès des leurs. D'où l'embarras de l'Office national des anciens combattants (Onac), qui pourrait se contenter d'organiser une cérémonie officielle sur la tombe du soldat inconnu, tandis que l'ultime témoin serait inhumé dans l'intimité. Dans le monde, ils ne sont plus qu'une poignée à nous rattacher physiquement à cette guerre du siècle passé. Combien ? Sur son site internet http : //dersdesders.free.fr, Frédéric Mathieu tente d'en faire le recensement. Ils seraient encore quatorze anciens combattants vivants. "Mais il peut y en avoir un peu plus car nombre de pays ayant pris part au conflit n'ont pas tenu de listes." Les brassages de population au cours du XXe siècle, les changements de nationalité compliquent également les recherches.

Par une sorte de mimétisme entre les anciens ennemis, l'Allemagne compte deux rescapés, comme la France. Mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne comptabiliseraient encore cinq anciens combattants chacun. Ces écarts sont liés en partie aux différences sur l'âge limite d'engagement. "Ils tiennent surtout au fait que les conditions d'obtention du statut d'ancien combattant diffèrent selon les pays", explique Frédéric Mathieu.

En France, il faut avoir effectué trois mois dans une unité au front pour être comptabilisé. En Angleterre ou aux Etats-Unis, il suffit d'avoir été mobilisé, même à l'arrière. Ainsi le Castrais Raymond Cambefort, 107 ans, engagé volontaire en août 1918, mais qui était encore en formation au moment de l'Armistice, n'est pas comptabilisé dans les fichiers français, quand il aurait été enregistré comme "vétéran" dans les pays anglo-saxons 

Article publié dans Le Monde d'aujourd'hui

Commenter cet article